Archives de catégorie : Les temps forts et les fêtes

Fêtes religieuses Juives, départs de résidents et de collègues; les temps forts permettent aux parents de venir passer un moment festif au foyer.

Aujourd’hui, je vais rendre visite aux résidents du foyer le Buisson Ardent, par Rabbin ‘Haï COHEN

Aujourd’hui c’est Pourim, ils seront tous déguisés avec leur crécelle en main ! Ou bien c’est ‘Hanouccah, leurs bougies illumineront toute la ville ! On pourrait être aussi un samedi soir d’hiver après Chabbat prêts à chanter et à danser pendant la Havdala. Ou bien tout simplement une belle journée d’été. En tout cas je sais d’avance que ma visite leur procurera de la joie et que moi aussi je passerai un bon moment.

Derrière moi ce sont mes enfants. Ils aiment bien m’accompagner, d’ailleurs ils connaissent le chemin par cœur.

Je traverse la cour du magnifique bâtiment, je pousse la porte et là, un accueil tout particulier m’est réservé :

Thierry a toujours plein de questions à me poser, Alex me raconte ses voyages, Franck me séduit par ses percussions très rythmées. Sarah recentre le débat par sa voix portante. Et puis Myriam, Johana, Danièle et tous les autres.

Une représentation du Buisson Ardent arbore le hall d’entrée. C’est Moïse qui entend la voix de l’Eternel qui va le charger d’une mission très lourde. Il contemple inlassablement ce buisson qui brûle mais qui ne se consume pas. Un feu si apaisant, si reposant et protecteur émane de ce foyer. C’est personnellement un peu ce que je ressens lorsque j’entre dans le foyer de mes amis.

Manifestement, Moïse n’était pas prédisposé à une telle mission.
Il aurait même fait l’école buissonnière !! Cela nous montre peut-être que chacun d’entre nous, quelques soient ses capacités physiques ou intellectuelles, peut arriver à de grandes choses dans la vie. L’important, c’est d’être bien accompagné…

Rabbin ‘Haï COHEN

Harol Avraham à l’occasion du Gala 2019

Chers amis,

En m’inspirant d’une formule talmudique, je pourrais dire que «quiconque n’a pas vu le sourire d’un résident du buisson ardent n’a jamais vu un sourire de sa vie ».
Ce foyer unique en son genre, offrant un accueil de premier choix aux handicapés juifs venus de toute la France, fait la fierté de notre communauté.
C’est l’occasion pour moi de remercier sa directrice Dina Abitbol, ainsi que l’ensemble du personnel et des bénévoles, qui investissent toute leur énergie et tout leur professionnalisme afin d’offrir aux résidents des conditions de vie tout à fait exceptionnelles,
dans le respect de notre calendrier juif et de ses traditions.
Comment ne pas rappeler dans ces lignes la figure bienveillante et lumineuse de Loup Meyer Moog ainsi que celle de son épouse Colette, sans qui ce projet n’aurait jamais vu le jour et dont la bénédiction continue d’accompagner au quotidien les résidents
du foyer.

Nous savons mieux que quiconque que personne ne doit se sentir exclu de notre communauté et que l’existence d’un établissement spécialisé pour les handicapés juifs est un trésor aussi inestimable qu’indispensable.

Ce gala doit donc être l’occasion pour nous tous de prendre conscience de ce joyau qui est le nôtre et du devoir qui nous incombe d’en prendre soin et de lui manifester notre soutien et notre solidarité.
Avec toute mon amitié et ma bénédiction de Hatslakha Rabai pour le buisson ardent,

   Harold Avraham Weill
Grand rabbin de Strasbourg et du Bas Rhin

Photos du Gala 2019 de l’APAJ

Votre présence apporte beaucoup de joie aux résidents qui aiment recevoir et montrer ce qu’ils ont préparé à votre intention.
Par votre visite, vous leur montrez qu’ils font partie de la communauté. De même qu’ils fréquentent les offices et les animations communautaires, de même les membres de la communauté leur rendent la politesse: c’est une démarche qu’ils apprécient énormément, même s’ils ne sont pas tous en mesure de vous le dire.

En revanche, le Comité de l’APAJ et sa Présidente tiennent à vous exprimer leur reconnaissance. Vos dons, tout au long de l’année permettent d’égayer la vie quotidienne, par du matériel de sport, de loisir, et surtout ces dons autorisent des vacances
qui n’existeraient pas sans cela. Grâce à vous, les habitants du Buisson Ardent partent en courts séjours de neige, de plage, de verdure …tout au long de l’année.

Un grand merci à vous !
Passez un joyeux et délicieux après-midi !!!
Le comité et sa Présidente. Michèle JABLON

Joie et créativité au Buisson Ardent

Le gala du Buisson Ardent, le foyer de vie porté par l’Association des  parents et amis des handicapés juifs (Apaj), s’est déroulé dimanche 12 février dans les locaux de l’établissement.


Il régnait une atmosphère de joie très particulière ce dimanche après-midi à Schiltigheim (commune voisine de Strasbourg), sur le site vert et lumineux du Buisson Ardent. Le bonheur des résidents du foyer, des adultes handicapés mentaux, de partager avec le public les chansons (« Evenou chalom », « Dis-moi Céline »…) et les danses (du hip-hop notamment) apprises et répétées pendant des mois ne pouvaient en effet qu’être contagieux et toucher les 150 amis venus témoigner de leur soutien à l’Apaj.
« On organise un gala tous les deux ans, mais c’est la première fois qu’on le fait au sein du foyer. L’objectif du gala n’est pas de récolter des sous, c’est de faire savoir qu’il y a ici un foyer qui fait un travail merveilleux pour les handicapés juifs dans une ambiance familiale ; c’est aussi l’occasion de montrer aux donateurs où va leur argent », explique Michèle Jablon, présidente depuis une dizaine d’années de l’Apaj.
L’Apaj, sans qui le Buisson Ardent n’existerait pas, a été crée en 1980 par un groupe de parents de personnes handicapées mentales juives. La création d’un foyer adapté est rapidement apparue comme une nécessité.
Le foyer a vu le jour, grâce à un legs, dès 1987. Le foyer est passé par bien des difficultés mais est aujourd’hui une maison reconnue, dont les 25 résidents – l’établissement compte autant de salariés – viennent de toute la France (région parisienne, Grenoble, Toulon, etc. ). Nolwenn Gesang intervient chaque semaine depuis six ans au sein du Buisson en tant que danse-thérapeute.
Les spectateurs ont pu admirer sa capacité à faire progresser, avec douceur mais sans infantilisation, les résidents dans la pratique de la danse. « La danse offre une meilleure conscience de soi, de son entourage et des autres, explique-t-elle. Les handicapés mentaux perçoivent leur corps comme quelque chose d’instrumentalisé dans le soin ou comme le lieu de pulsions sexuelles dont ils ne savent que faire. La danse leur permet de développer un rapport plus authentique au corps, propice à l’échange. »
En quoi la pratique de la danse est-elle différente pour les handicapés mentaux juifs ? « D’abord, la kipa tombe tout le temps, note-t-elle en souriant. Ensuite, le fait d’avoir la foi peut faciliter les choses car la danse est une activité spirituelle. »

NATHAN KATZ pour

Gala 2019

 

Retrouver également les photos des moments de rencontres avec la famille, les amis …